Une petite danse de mort en cinq tableaux

odon_von_horvath1« Le théâtre en tant que forme artistique ne peut pas mourir, pour la simple raison que les gens en ont besoin. Pour moi c’est un fait évident, avéré. Le théâtre rêve pour le spectateur, et en même temps il lui permet aussi de vivre les produits de ce rêve ». Extrait d’un entretien avec Willi Cronauer, diffusé le 5 avril 1932 sur les ondes du Bayerischer Rundfunk.

Je dois bientôt rencontrer Nathalie Fritz qui était directrice artistique pour la mise en scène de Foi amour espérance [1], rue du Viaduc en 1988.

En 1932, à Munich, Horvàth rencontre Lukas Kristl, chroniqueur judiciaire. Naît l’idée pour Kristl d’écrire une pièce contre l’application bureaucratique et irresponsable de petits articles de loi. « En fin de compte l’intention pour Kristl résidait dans l’espérance que l’on pourrait peut-être appliquer ces petits paragraphes avec davantage (veuillez me pardonner ce mot fort !) d’humanité. Et telle était aussi mon intention, même si j’étais conscient à cet égard que cette « opposition aux petits articles de loi » ne constitue en fait que le matériau permettant de montrer une fois de plus le combat gigantesque entre l’individu et la société, cette éternelle tuerie qui ne saurait déboucher sur aucune paix – au mieux un individu savoure ici ou là pendant quelques instants l’illusion du cessez-le-feu. » Extrait de la remarque de l’auteur, placée avant le début de la pièce.

[1] Mise en scène par Sophie Rappeneau.

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