Rencontres foisonnantes dans l’ancienne salle du ntb

p1030848Du 14 au 18 décembre, les rencontres ont commencé sur place, 122 rue du Viaduc. Jusqu’au vendredi après-midi, nous entrons encore par la cave parce que la grande porte s’affaisse.

Lundi, Catherine Bady me parle de Crommelynck (auteur que Ronse a de nombreuses fois mis en scène) et de Berthe Bady, sa grande tante. Celle-ci est morte en scène en jouant Les Amants puérils que Crommelynck avait écrit pour elle. Venu la voir pour lui faire lire son texte il la menace de le jeter au feu si elle n’accepte pas de le jouer. Berthe Bady atteinte de la tuberculose a finalement joué la pièce. Elle en est morte. J’ai vérifié, la pièce lui est dédiée.

Mardi, j’observe avec Éric Van Dieren ces photos devant lesquelles je rêve depuis plusieurs années. Celles du livre Henri Ronse, la Vie Oblique. Nous remarquons que parmi les plus belles se retrouvent celles de Nicolas Treatt. Je voulais revoir mon prof de photo depuis plusieurs années. J’aime sa façon de parler des images. Il se souvient qu’une étudiante de l’INSAS évoque Nicolas Treatt dans son mémoire. Son nom lui échappe, il le retrouvera.

Mercredi, David Lempereur, régisseur du NTB de 1987 à 1997, se fait archéologue. Mémoire et traces sur les murs. Souvenirs très concrets. Il mesure à grands pas les changements opérés par la rénovation et parvient à reconstituer pour moi l’ancienne configuration du théâtre. Les traces de l’ancienne verrière sont encore visibles, la mystérieuse niche utilisée tant de fois dans les mises en scène n’a pas bougé. Tout ce mur du fond est encore recouvert de noir, tel que David l’avait peint. Souvenirs aussi des textes, des auteurs, des images, des comédiens. Thomas Bernhard, Minetti, René Hainaux. David revoit Ronse et Hainaux reprenant et discutant toute une après-midi le texte allemand de Thomas Bernhard.

Au moment de partir, David veut vérifier quelque chose. Il va gratter le mur de la niche et trouve la peinture dorée dont il avait recouvert les murs pour la Cantate à trois voix (de Claudel, mise en scène de Ronse en 1984 et 1987). Il me dit, tu vas voir, si tu grattes encore, tu vas trouver les écritures imaginaires de Jephan de Villiers.

Jeudi, Clément Laloy me lit un texte de Paul Willems sur le quartier Viaduc-Germoir. Texte écrit à Jean Sigrid dans les années 70.

Vendredi matin, Jimmy Swaelens évoque l’odeur particulière du ntb. Cette odeur venue des caves et qui persistait jusque dans la salle. Jimmy est arrivé presque par hasard rue du Viaduc. Il s’occupait du camping de Bruxelles et du haut du clocher il apercevait régulièrement des décors qui entraient ou sortaient du ntb. Devenu régisseur plateau sous la houlette de David (Lempereur), il découvre le monde du théâtre avec Henri Ronse.

Vendredi 14h, Anne-Marie Loop arrive. Sous le bras, le livre René Hainaux, jouer, enseigner, chercher. Débute une longue conversation sur la mémoire, le métier d’acteur, René Hainaux, Catherine Bady, le rôle du théâtre. Une capsule sonore, extraite de cette rencontre sera en ligne début 2016.

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